Canal de Vaucluse (Ex Sorgue):

Le Canal de Vaucluse fait partie intégrante du réseau des Sorgues. Il s’agit d’une réalité technique (comme toutes les autres Sorgues, le Canal de Vaucluse est exclusivement alimenté par la ressource de la Fontaine de Vaucluse ), mais aussi culturelle puisque les différents documents cartographiques – y compris les plus anciens – dénomme ce cours d’eau « La Sorgue », tout comme la plupart des propriétaires riverains.

D’ailleurs, le nom de « Canal de Vaucluse » n’a pas pour origine le nom du Département mais celui du nom originel de Fontaine-de-Vaucluse (qui s’est appelé « Vaucluse » jusqu’en 1945 et qui a donné, en 1793, son nom au Département). Par cette dénomination, on a bien voulu signifier qu’il s’agissait d’un canal qui apportait l’eau de (Fontaine de) Vaucluse.    

Quelques indications historiques permettent de témoigner que le Canal est un ouvrage qui a au moins mille ans, mais les investigations menées à ce jour ne permettent pas de définir plus précisément la période exacte de sa création (voir « Histoire de la Sorgue »).

Il est par contre une particularité qui distingue le Canal de Vaucluse des autres Sorgues : ce cours d’eau est le seul à évacuer une partie des eaux de la Fontaine de Vaucluse en dehors de son  bassin versant naturel. En effet, le Canal a une pente très faible et a été endigué sur une partie importante de son linéaire pour lui permettre d’atteindre, plus en aval, le seuil de Vedène. C’est à cet endroit que le canal « quitte » définitivement le bassin versant des Sorgues pour aller alimenter les agglomérations d’Avignon et de Sorgues.
Configuration du Canal de Vaucluse

Croupiere Le Canal de Vaucluse prend naissance au lieu-dit « La Croupière » (appelé aussi « La prise du Prévôt »), sur la commune du Thor. Il est alimenté par une dérivation de la Grande Sorgue, cette dernière devenant « Sorgue du Trentin » à l’aval de la prise.

Plus à l’aval, deux séries d’ouvrages permettent de réguler le débit du Canal de Vaucluse :
l’ouvrage des 7 Espassiers  dont les décharges donnent naissance à la Sorgue de la Rode ;
les ouvrages de la Pusque composé de 5 vannes de décharge vers la Sorgue de la Rode et de 4 vannes barrage qui permettent de fermer le Canal en période de chômage ou de crise pluviométrique.

Ces ouvrages de régulation permettent de maintenir un débit à peu près constant dans le Canal de Vaucluse, de l’ordre de 3,8 à 4,0 m3/s.

Plus à l’aval, à l’ancienne Fonderie de Vedène (actuellement Lycée Professionnel), le Canal de Vaucluse arrive au partiteur d’Eyguilles  où il se divise en 2 branches :

la branche d’Avignon, d’une longueur de 11 km, qui traverse Le Pontet et rejoint Avignon via Réalpanier et le Pont des 2 eaux avant d’arriver à l’intérieur des remparts de la cité papale au niveau de la Porte Limbert. Le canal est ensuite partitionné en plusieurs branches qui cheminent – le plus souvent en souterrain – dans la ville intra-muros. Une de ses branches est bien connue des avignonnais et des touristes : celle qui alimente la rue des Teinturiers. Le canal se rejette ensuite dans le Rhône dans le secteur situé au sud des allées de l’Oulle.

la branche de Sorgues, d’une longueur de 4 kms, qui longe la RD6 et traverse l’agglomération de Sorgues avant de se rejeter dans l’Ouvèze au niveau du quartier de Pontillac.

De par sa localisation, le Canal de Vaucluse collecte une grande partie des eaux pluviales des communes de Châteauneuf de Gadagne, Jonquerettes, Saint Saturnin, Vedène et Sorgues. Les apports de ces collectivités étant, pour un événement pluvieux exceptionnel, largement supérieurs à la capacité d’évacuation du Canal, un Schéma d’Aménagement Hydraulique a été réalisé qui prévoit toute une série d’aménagements permettant de réduire le risque d’inondation.